Art, vin…quand investir rime avec plaisir

Certains types d’investissements peuvent procurer la joie et la satisfaction de contribuer à faire prospérer le beau ou le bon. L’art est sans doute le plus emblématique de ces investissements plaisir.

Un tableau de Picasso, une sculpture de Rodin, une installation de Jeff Koons, sont des œuvres dont la valeur intrinsèque semble intouchable. La morosité du contexte économique n’a pas d’impact sur les prix mirobolants; auxquels s’arrachent ces œuvres d’art. Fin 2016, l’œuvre d’art la plus chère du monde était le tableau “Quand te maries-tu ?” de Paul Gauguin, vendue 265 millions d’euros à un acheteur qatari.

L’art demeure une valeur-refuge. Sans compter que le mécénat permet à un grand patron ou une entreprise de redorer son image et de rayonner sur la scène culturelle internationale.

Néanmoins, investir intelligemment dans l’art nécessite de posséder une somme importante d’argent à placer. Le ticket d’entrée est évalué à 20.000 euros, permettant d’accéder au marché international sur lequel évoluent les grands marchands d’art. Pour espérer un rendement de 7% à 10%, ce type d’investissement est à envisager sur la durée, en moyenne entre 8 et 12 ans. Enfin, une collection ne s’improvise pas, être un amateur d’art éclairé est impératif pour se risquer à ce type d’investissement. Si ce n’est pas le cas, mieux vaut se faire conseiller ou passer par des fonds d’investissement, mais le prix de leurs services reste prohibitif.

L’essentiel

Le ticket d’entrée est évalué à 20 000 euros, permettant d’accéder au marché international sur lequel évoluent les grands marchands d’art. Pour espérer un rendement de 7% à 10%, ce type d’investissement est à envisager sur la durée, en moyenne entre 8 et 12 ans

Le vin-papier pour investir dans le patrimoine œnologique

Dans la gamme des investissements plaisir, le vin remporte également un franc succès. Les Groupements Fonciers Viticoles (GFV) ou “vin papier” offrent des taux de rentabilité déconnectés des autres marchés. Il est possible d’investir dans des vignobles par l’intermédiaire d’établissements bancaires disposant de relais régionaux comme le Crédit Agricole ou la Caisse d’épargne.

Plus accessible que l’art, ce type d’investissement offre des rendements n’excédant pas 3% à 4% pour les domaines les plus courants.

Les GFV collectent l’ensemble de cette épargne, achètent des vignes, puis versent aux investisseurs une quote-part des loyers payés par l’exploitant. Plus accessible que l’art, ce type d’investissement offre des rendements n’excédant pas 3% à 4% pour les domaines les plus courants.